lundi 1 février 2010

Lettre au STAR

Madame, monsieur


Je vous écris cette lettre pour vous témoigner le désarroi que j'éprouve face aux services et au traitement que m'accordent votre société ces derniers mois, et tout particulièrement ce matin.

L'année scolaire dernière, j'avais acheté un abonnement annuel. Cette année scolaire, comme j'utilise le train pour me rendre à Ker Lann, je dispose d'un abonnement mensuel Unipass jeune Z1 que j'ai jusque là, réactivé chaque mois.


Cependant, depuis quelques semaines, ma carte Korrigo avait un fonctionnement de plus en plus aléatoire et collectionnait les messages d'erreur à vos horodateurs. Entre autres : « erreur d'écriture carte » (j'en déduisais que c'était les bornes qui ne fonctionnaient pas, puisque c'était l'écriture qui posait problème), « lecture impossible », etc... L'ayant pourtant toujours soigneusement conservée dans sa pochette, dans mon portefeuille, j'ai décidé un jour de la changer, redoutant de tomber sur un contrôle où l'on puisse m'infliger une infraction pour non-validation, validation qui aurait été de toute façon impossible en raison du matériel défectueux que vous me louiez.

Je me rendis donc à l'agence du Pré Botté, où je fis changer ma carte sans frais « gracieusement » (sic !) après que l'ont m'ait tout de même mentionné que le prochain changement « me coûterait 8€ », sous entendant que le défaut venait de moi.


Ravi de ma nouvelle carte, je pris le métro pour rentrer chez moi, et fit alors face à un message jusque là jamais observé sur votre horodateur : «
titre interdit sur cette ligne ». Je crûs à une nouvelle erreur, et repassai ma carte à nouveau : même erreur. Parallèlement, un collègue disposant exactement du même titre de transport, et âgé d'un an de plus que moi, n'avait lui aucun problème. Il en découle que le problème venait encore une fois de la carte et non pas du titre ni de mon âge, et donc que le message affiché était faux.

N'ayant pas le temps de retourner à l'agence et ne voulant pas payer un ticket pour un trajet que j'avais déjà payé ainsi que tous les autres de ce mois, je fis fi du dit message et pris le métro comme à l'accoutumée. S'en suivent quelques jours où je n'ai pas le temps de passer à l'agence et où je passe 5 minutes à chaque montée de métro à expliquer aux « amistar » ma situation, certains d'entre eux allant jusqu'à me prendre de mon temps pour aller vérifier ma carte dans les bornes de rechargement, et constater, pantois, la présence effective du titre, avant de me laisser passer...

Je suis alors retourné à l'agence, ai expliqué mon problème, et votre employée m'a dit qu'elle ne le comprenait pas, ne pouvait rien y faire, et «qu'il venait probablement de vos bornes ».
J'ai répliqué que c'était impossible étant donné la situation de mon collègue, mais ceci ne fit pas avancer les choses. Je suis retourné une troisième fois à l'agence peu après, et je n'ai obtenu que le même discours, et donc, aucun règlement du problème et remplacement du matériel défectueux. J'ai alors décidé de continuer de « valider » de façon automatique au cas où cela fonctionnerait à nouveau un jour, mais était bien obligé d'ignorer à chaque fois ce message erronés et inutile.


À savoir, ce problème m'empêchait aussi de savoir la date limite de validité de mon titre, puisqu'habituellement je le lisais lors de la validation. C'est ainsi qu'arriva le problème de ce matin, où je me fis contrôler puis sanctionner à 7h55 à la sortie d'un bus à Beaulieu. J'ai expliqué mon problème à votre agent (une personne tout à fait sympathique qui m'a écoutée et m'a dit d'expliquer cela au bureau des infractions), puis aujourd'hui même vers 14h, suis allé au bureau expliquer la situation, après avoir rechargé ma carte (le titre s'avérait être périmé depuis seulement minuit !)


On ne m'a facturé « que des frais de dossiers » de 15€ au final, ce qui est la moindre des choses. Cependant, je m'oppose tout de même à cette « sanction » qui finalement n'en est pas une, puisque ne consiste apparemment qu'en un dédommagement technique que je vous devrais, Or, d'une part je vois difficilement comment cette aventure a pu vous engendrer 15€ de frais de dossier, puisqu'elle a consisté, pour vous, en trois lignes d'encre et un morceau de papier (et certes, quelques procédures derrière, probablement.)

D'autre part, de mon côté par contre, elle a consisté en quatre trajets et longs temps d'attente, au final complètement inutiles, à votre agence ; ce pour ne pas résoudre mon problème de carte défectueuse, mais même au final l'aggraver et aboutir ici.

Je suis profondément outré par la tournure qu'a pris ce problème qui au final ne consiste qu'en un matériel défectueux que vous m'avez loué, et je souhaiterais donc être remboursé de ces 15€ de frais de dossier, qui ne correspondent absolument pas à une répression de fraude (idée dont l'existence est certes tout à fait normale dans une entreprise de transport), mais que je vois plutôt (personnellement, et pour l'occasion) comme une source supplémentaire de profit malhonnête.
Je pense avoir fait beaucoup plus d'efforts de mon propre côté pour résoudre un problème que
vous deviez résoudre (vos employés n'ont strictement rien fait au final), et il est scandaleux que ce soit à moi de payer des « frais de dossier », d'autant plus que j'ai payé absolument tous mes voyages (libre à vous de vérifier que le calendrier de l'année, hormis les vacances, est à peu près complètement couvert par mes abonnements) à ce jour excepté celui-ci, et que mes circonstances étaient pour le moins atténuantes.


Pour finir, je souhaite aussi mentionner une baisse de la qualité du service général dans les transports que j'ai pu observer. Maintes fois, il m'est arrivé de voir des bus partir au moins plus de cinq minutes en avance (m'ayant occasionné par exemple 20 minutes d'attente dans le froid et avec de la nourriture à La Poterie, pour retourner à la gare) ou de ne pas s'arrêter alors que j'étais à l'arrêt de bus, certes seul mais faisant signe, de partir alors que j'arrivais juste devant la porte (situation assez étrange !) et il m'est même arrivé une fois de me retrouver dans un bus qui ne s'est pas arrêté à un arrêt demandé, qui pourtant était sur son chemin, le bus étant un 57, et l'arrêt étant Pont de Nantes.


Tous ces éléments me font grandement réfléchir à l'éventualité de ramener ma propre voiture à Rennes lors des prochaines vacances, faisant de fi de l'écologie et du côté pratique que je soutiens pourtant amplement dans le principe des transports en commun.



En vous remerciant d'avoir eu le courage de me lire jusqu'ici, et en l'attente d'une réponse positive, sinon au moins d'explications sincères (ces 15€ ne m'empêcheront pas de manger certes, car je suis un étudiant salarié, mais pour côtoyer au quotidien d'autres étudiants dont ce n'est pas le cas, certaines personnes pourraient être bien plus embêtées techniquement par une telle situation), je vous souhaite une bonne journée.

jeudi 1 octobre 2009

Song to Bobby

Hey hey good old Bobby I wrote you a song
'bout a crazy world to which we belong
It's cold and it's odd, and it's hungry
and it's thirsty and wrong.

For all dreamers like you
Blowin' in my harp
Is the best I can do
Findin' words sharp enough
Somethin' rough I've been through.

For all writers and poets like you
Who don't care for the kings
But weep for the stars
The stars, my guitars
And my strings
that's my due.

To all your likewise Woody, Johnny and Johann too
To all the men that look at the world
But don't care, 'til it stands and it twirl
But could sing, If only one wolf howl.

I'm leaving tomorrow for I can't stand away
You, the sky, the land and the day
Down the crossroads I'm gonna go
For takin' some time
to find where to grow.

jeudi 13 août 2009

1

Apocraphon and Apollyon
Abaddon
All abandoned
Then I saw in myself the bowl and a gun
And the glory that was to come
- Current 93


Lute se réveilla en sueur. Il jeta un œil à l'heure digitale la plus proche de son champ de vision. Ses yeux ne voulaient pas accommoder : trop fatigués, trop loin. Il se pencha laborieusement le plus possible sans tomber de son lit, quitte à se tenir sur ses mains posées au sol, et aperçut un chiffre qui pourrait soit être 3, soit 9. Considérant son état de fatigue, il opta pour 3 et décida de se rendormir.

Réveil à nouveau. Cette fois, peu lui importait l'heure : son corps ne manifestait aucune fatigue et donc lui affirmait qu'il avait assez dormi. Lute se leva, et resta vaguement assis quelques minutes dans le noir à contempler le néant. Soudain, il soupira. Longuement. Puis tâtonna quelque peu sa table basse et prit en main son téléphone qui était posé là. Il regarda vaguement l'écran. Le téléphone sonna : appel en cours, numéro inconnu. Lute attendit la fin de la sixième mesure de cette suite de Bach qu'il adorait par dessus tout, puis porta le combiné à son oreille et appuya sur un bouton, coupant à son grand désespoir sa sonnerie.

-Monsieur Lute ?
-Oui.
-Il est temps.
-Certainement.

Lute raccrocha, puis enfila les premiers sous-vêtements qu'il vit, une paire de jeans noirs et un t-shirt. Il mit son téléphone dans sa poche, et sauta dans ses chaussures, sans faire ses lacets qui de toute façon auraient profité de la première occasion pour se défaire, et sortit de chez lui. Il hésita l'espace d'une seconde entre l'ascenseur et les escaliers, mais fit comme d'habitude. Arrivé au rez-de-chaussée, il passa devant sa boîte aux lettres, mais ne l'ouvrit pas. C'était inutile.

Scratch. Le tonnerre tonna, la pluie tomba. Une pluie diluvienne, et acide, qui le trempa jusqu'aux os pendant les quelques secondes qu'il mit à rejoindre le coin de sa rue. Il renifla, et secoua ses cheveux en bataille pour en évacuer un peu l'eau. Une voiture d'un blanc des plus éclatants et parfaitement propre arriva du coin de la rue adjacente, jusque devant ses yeux. Il jurait de ne pas l'avoir vu venir.

Clic. La condamnation centralisée venait de lui sourire et de lui permettre d'entrer.

Il prit en main la poignée de la porte arrière, sourit l'espace d'un instant, leva les yeux au ciel, apprécia un dernier instant la pluie sur son visage, les nuages, le grondement du ciel, l'air frais, la Terre. Il ouvrit la porte.

Il ne savait absolument pas à qui appartenait cette voiture. Il ne savait absolument pas pourquoi elle était là. Il ne savait absolument pas qui l'avait appelé.

Mais il savait qu'il devait ouvrir cette porte.

It's not dark yet, but it's getting there

I've been down on the bottom of a world full of lies
I ain't looking for nothing in anyone's eyes
Sometimes my burden seems more than I can bear
It's not dark yet, but it's getting there

I was born here and I'll die here against my will
I know it looks like I'm moving, but I'm standing still
Every nerve in my body is so vacant and numb
I can't even remember what it was I came here to get away from
Don't even hear a murmur of a prayer
It's not dark yet, but it's getting there.
Bob Dylan

vendredi 17 juillet 2009

Musique de pécore

Il y a quelques temps, j'ai entendu quelqu'un parler de "musique de pécore" en entendant Shelter from the storm. Non. Ca c'était de la folk mon garçon. La musique de pécore, c'est la country. Mais t'as raison, Dylan en a aussi fait. Un album. Il paraît même que c'est son préféré à lui même.

Moi je l'aime beaucoup.

Je fais donc une critique de Nashville skyline, alors je me suis dit que je vais la poster ici. Je mets un lien Spotify pour écouter l'album pour les pros comme moi qui ont Spotify Rolling Eyes . À chaque titre je mettrai aussi un lien vers le site officiel de Dylan, où on trouve les paroles (vital !), et toute sa discographie gratuite en streaming. (Les liens porteront vers les chansons en question en plus, que demander de plus !)

Au plan du jour : Nashville skyline de Bob Dylan. (Site officiel : http://www.bobdylan.com/music/nashville-skyline)

Parue en 1969, cette galette de même pas 30 minutes de country-rock a un peu bouleversé tout le monde. Déjà, pourquoi même pas 30 minutes, alors que Bob nous avait sorti il y a 3 ans le premier double album de l'histoire du rock (Blonde on blonde), et nous habituait à bien remplir ses disques, avec ses titres de 6 minutes ? A posteriori, on sait que Dylan a encore fait un coup de génie, en établissant le country-rock comme un des grands genre des années 70, et de plus, vendable. Pour info, l'album a été #3 aux E-U et #1 au Royaume-Uni ; il a été enregistré à Nashville, la patrie de Johnny Cash, avec en guest, bien sûr ce dernier. Ainsi que divers musiciens talentueux de son band. On y découvre, avec stupeur, une nouvelle voix de Dylan, qu'il ne gardera que pour cet album. Il a dit par la suite que c'était suite à avoir arrêté de fumer. Mais en fait il existe quelques cassettes où il chantait déjà comme ça, bien avant. Toutes les chansons sont écrites et composées par Bob. Par ailleurs, on peut noter que c'est assez drôle qu'en 1969, cette année de libération culturelle américaine, ou tout le monde s'éclate sur du rock diabolique, où les gens vont à Woodstock voir ça en live, que Dylan lui, retourne à de la bonne vieille country... Et ne se montre pas à Woodstock. Alors qu'il devait en être une figure majeure. (Il expliquera plus tard que c'est parce que son fils était malade.)
Passons aux choses sérieuses et revenons justement en 1969 l'espace d'un instant.

Les premiers accords (Girl from the north country, qui existait déjà sur The freewheelin') sont très country, joués sur une Epiphone EJ-200, avec des bruits d'eau derrière... Ok... Puis Dylan commence à chanter. Enfin, quelqu'un. Et là c'est le drame. Personne reconnaît cette voix. Un peu à la crooner. Tout juste out of tune, de façon jolie en fait. C'est une voix que Dylan n'a jamais arborée. Mais elle convient très bien à la direction que prend l'album. Puis une grosse voix s'éveille... Johnny Cash ?! Waw. Ils se passent la parole, alternent quelques accords, Cash jouant en plus quelques arpèges. Probablement la plus belle version de Girl from the north country, a posteriori.

Well, if you go when the snowflakes storm,
When the rivers freeze and summer ends,
Please see for me if she's wearing a coat so warm,
To keep her from the howlin' winds.


Nashville skyline rag est... rag. 3 minutes et 12 secondes d'instru country très inspirée rock assez démente. De l'instru chez Bob Dylan, c'était du jamais vu, et pourtant. Bon, on a l'impression que c'est juste là pour remplir le disque, m'enfin, ça reste fendard. Les musiciens sont très bons (Bob ne fait probablement que l'harmo haha) et s'en donnent à cœur joie.

To be alone with you contient et donne la couleur avec du piano. C'est plus un rock qu'autre chose. Pas grand chose à dire, ça sonne bien, c'est sympa. Peut-être pas très inspiré, pour du Dylan, une fois.

I threw it all away est magnifique. Quelques arpèges de Bob pour commencer. Puis des accords tout doux mêlés à quelques arpèges, et un orgue très discret sur les accords en fond. Bob avec sa voix décrite précédemment, totalement à l'affiche, assez harmonieux, alternant des notes pas très faciles parfois. C'est sympa de le voir chanter aussi bien. 2:23, c'est pas assez, on en veut encore.

Ça tombe bien, il continue comme ça sur Peggy Day. Sauf qu'ici l'instrumentation est carrément rock et beaucoup moins discrète. Ca dure 2:01, c'est vraiment envoyé. (Bob est encore très légèrement faux, c'est rigolo)

Lay lady lay, future valeur sûre du chanteur, très souvent interprétée en live, et aussi dans The Essential. Elle a donné a plus de vingt reprises. Des Byrds (comme d'hab avec Dylan) à Cher, en passant par Ministry (oui oui le groupe indus'). On y découvre une percu sympa, Dylan qui continue sur sa lignée de chant depuis 2 chansons. Une instrumentation assez discrète encore.

One more night redonne de la couleur niveau instrumentation, à la Nashville skyline rag, mais en plus lent. (Guitare folk aux accords, folk aux arpèges qui s'arrache un peu, percu, piano discret.) La voix de Dylan est magnifique dessus. Mon coup de coeur avec I threw it all away et Girl from the north country. Les harmonies y sont vraiment très jolies. 2:23, c'est à nouveau encore trop court, rah ! On a aussi le droit à un break "de folie" à la folk avant le dernier couplet, et un petit final au piano qu'on a pas entendu de la chanson. Vraiment jolie.

But tonight, noOOoo light will shine on meee

Tell me that it isn't true continue dans cette veine. En moins triste, car en 7ème. (B7 A, B7 A, B7 A, E A). Aussi, le piano s'y affiche un peu plus, et on décèle même un son un peu plus électrique sur une des guitares.

Sur Country pie, on découvre un puissant country-rock ! Dès l'intro, Wilson s'arrache au piano et je ne sais qui à la guitare. Ça continuera un peu tout le long de la chanson. Dylan y chante rapidement, puissamment. Toujours dans la même veine qu'avant, mais beaucoup plus vite. Ce qui change un peu tout, et finit par faire un mix entre les chansons précédentes, et le style à la Subterranean homesick blues et It's allright Ma (qu'on qualifie souvent de précurseurs du rap ?). On alterne les solos de piano, de guitare, et les phrases chantées. C'est vraiment trop bon !
Par contre, elle dure 1:38... Mais ça lui va bien.

Dès les premiers accords de Tonight I'll be staying here with you, on sait que cette dernière va conclure l'album. Un piano assez rock, mais discret et plus lent en fond. Le reste, dans la veine de I threw it all away et compagnie. Voix y compris. On a l'impression que le band est triste de finir. Rien de particulier à noter.

Je finis l'album, j'ai un vague sourire, aussi une vague amertume qu'il dure si peu. Je vais me chercher une bud, mon paquet de Lucky, et je vais rentrer les vaches.

Bonus pour ceux qui m'auront lu jusqu'au bout, ou pour les petits tricheurs qui auront descendu sans lire : un pécore ixtrois (souriant !) avec une jolie guitare (la cover de l'album)




Super méga cadeau pour les intéressés (moi quoi) :


Dylan au Johnny Cash Show, qui nous fait I threw it all away et Living the blues en solo, puis qui passe à Girl from the north country en duet avec Cash. Excusez la qualité du son, mais c'est de la TV de 1969 quoi. Bob est vraiment magnifique à cette période (comme toujours mais bon). Là il sort de sa tronche de jeune ange, un peu mal rasé, mais pas trop. (Il a 28 ans là. Quelques années plus tard, il va finir encore moins bien rasé, puis va finir par chopper d'énormes rides de partout, et une voix complètement cassée qu'on lui connaît actuellement. C'est ça, de faire 100 concerts par an chaque année. Même encore actuellement, à 68 ans.)

(Non non, je fais pas d'obsession sur Dylan, point du tout.)

mardi 16 juin 2009

Vous pouvez pas test'

493 points, so you achieved position 10 of 1880 on the ranking list


You type 609 characters per minute
You have 70 correct words and
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70 mots

Speedtest

lundi 8 juin 2009

#101

C'est scandaleux.
Vous comptez sur moi pour garder ce blog à jour ?

Bon ben voilà, c'est fait.

Bon, pour pas juste flooder, petit résumé depuis la dernière fois :
-Tout ce bordel c'est résolu, ou terminé (en bordel)
-D'autres se sont crées, comme :
Perdre mes clés, mon chéquier, mon sac, ma DS, mes jeux, un magazine sur Dylan, mes écouteurs sans fil super chers, et plein d'autres trucs à gare de l'est sans rien retrouver

Actuellement, je suis en stage d'initiation à la recherche à l'institut national de recherche mathématique avancée à Strasbourg. J'y fais de la topologie différentielle, et je squatte un bureau d'invité flambant neuf, plus beau que celui des chercheurs qui s'occupent de moi.

C'est rigolo. Mais moins, quand on fait une allergie, puis une allergie aux gouttes anti allergies, et qu'on doit rentrer en urgence sur 130km d'autoroute sans pouvoir ouvrir les yeux.
Moins aussi quand on loge un mois chez la personne qui, je crois, est ma marraine (je l'ai vue 2 ou 3 fois), qui n'a ni Internet ni de réseau de téléphonie mobile dans son patelin.

J'étudie un bouquin de John Milnor (médaille Fields). Je me demande si je dois lui poser une question, sur un truc que je pige pas, où j'ai l'impression qu'il me gruge...

Bon, je veux pas gâcher votre précieux temps, alors je laisse la parole aux autres fainéant...es. À vous de parler.

You just kinda wasted my precious time, but don't think twice it's allright




Cadeau bonus : Dylan et Clapton jouant Don't think twice it's all right en version électrique. Admirez Dylan dans toute sa splendeur, à oublier ses paroles et à chanter comme un cancéreux drogué en état d'hébriété. Mais réécoutez. Encore et encore. Et comprenez qu'en fait, c'est trop beau.

jeudi 28 mai 2009

News

Cela fait longtemps que je n'ai rien écrit ici. Et cela va poursuivre ainsi :

Le déménagement s'est finalement effectué, non sans mal ceci dit.

Je viens de terminer mes examens. Un peu à l'arrache, mais c'était globalement facile, car uniquement (sur)calculatoire, comme à l'accoutumée avec la fac. J'ai quand même du me planter à quelques trucs, vu que je suis une merde en calcul, et que je ne suis pas une machine.

Je suis déjà haï de tout mon voisinnage, crémaillère de hier soir jusqu'à 4h, à jouer de la guitare, de l'harmo, et à chanter comme un malade jusqu'à cette heure... Entre autres. C'est-à-dire, entre les gars qui pissent du balcon, qui écrivent la formule d'Euler sur mon miroir à coup de mousse à raser, récidivent une fois effacé, ou pourrissent les boîtes aux lettres de tout l'immeuble de pubs piquées un peu partout; ou même dessinent un phallus avec ces dernières devant le bâtiment.
Ça restait drôle.
Le ménage, moins.

Passons. Je pars bientôt en stage de recherche à Strasbourg, faire de la cohomologie de groupes. J'ai quelques jours pour maîtriser les prérequis "d'algèbre de base" : théorie de Galois, lemme de Schur... Hahaha...

J'écoute Dylan non stop depuis plusieurs jours. Son dernier album m'a fait retomber dans un trip. Je développe une obsession, je crois. Je suis rivé sur son visage, sur l'évolution de son dernier, sur l'évolution de sa voix, sur son génie d'écriture, sur son âme de poète, sur sa vie, sur l'efficacité de son tipping, sur la beauté et la justesse de son harmonica, sur la diversité de ses prises de position, sur la puissance incommensurable qu'il a dans l'esprit américain, à gauche comme à droite, sur son importance dans la musique contemporaine, sur le fait que ça reste la personne qui a le plus influencé, bouleversé, toute l'histoire du rock. Sinon plus.

Être au matin un gamin à la gueule d'ange et à la voix claire et nasale, qui écrit des textes qui vont bientôt être repris en grand nombre par des noms comme Johnny Cash, puis finir le soir en un homme complètement usé qui sert son folk et son blues d'une voix de charbon, toujours aussi bon, en étant toujours aussi resplendissant, et en ayant pris soin de se faire aduler, se faire haïr, bouleverser le monde, changer constamment de style, surprendre. Et continuer, encore et encore, ne jamais s'arrêter, dans une tournée interminable et une activité d'écriture de musique, presque elle aussi, sans fin.

Définitivement, Dylan est le plus grand nom de la musique contemporaine.

Moi aussi, j'ai envie d'écrire. Mais j'ai trop peu à dire.

It ain't no use to sit and wonder why, babe
It don't matter, anyhow
An' it ain't no use to sit and wonder why, babe
If you don't know by now
When your rooster crows at the break of dawn
Look out your window and I'll be gone
You're the reason I'm trav'lin' on
Don't think twice, it's all right

"Je voulais juste chanter une chanson et je suis arrivé au point où je ne pouvais plus rien chanter. Il fallait que j'écrive ce que je voulais chanter, parce que personne d'autre ne le faisait. "

dimanche 3 mai 2009

The Inmost Light

The Inmost Night


Ça me fait mal au cœur d'écrire quelque chose sur ce billet, parce que cette image mérite d'être exposée dans la plus grande pureté, tant elle est magnifique. Mais je me dois de donner la source : http://the-inmost-light.com/
Un jour, j'irai là bas et demanderai ce dessin en tatouage sur tout mon dos.

samedi 2 mai 2009

La merde, épisode 2



Tête joyeuse annonce : "Merde récente en accumulation" :
Déménagement en cours... Prévu Mercredi. Mon père a posé son congé depuis des mois pour ce jour ci, et a prévu une camionnette. Le déménagement doit donc absolument se faire mercredi prochain, sinon, je me retrouverai seul avec un appartement à vider sous 3 jours. Pour cela, je dois réunir plusieurs conditions, qui sont actuellement, très bancales.

-Un des garants (père d'un des futurs coloc) a rempli la déclaration de garant comme un pied, et n'a recopié que 3 lignes puis a mis "..." du texte qu'il fallait bien recopier intégralement. Le colloc en question, est en vadrouille dans la France, ne revient que Lundi. Il faut donc espérer que son père ait d'ici là, renvoyé une version correcte de sa déclaration, ce qui m'est totalement inconnu pour l'instant.

-Pire encore, j'ai souscrit une assurance locative mercredi dernier. Mon assureur m'a dis que la lettre était partie mercredi soir. Je ne l'ai toujours pas reçue. Or, je dois signer ce papier et leur renvoyer, et seulement là ils pourront le faxer à l'agence et leur assurer que je suis assuré. Sans ça, pas de clés.
C'est déjà la merde : je l'ai au mieux, Lundi, donc eux Mercredi, mais tard; or avec mon père, on avait prévu de prendre les clés à 9h.
Mieux encore : l'assurance ne travaille pas le samedi, ni bien sûr le dimanche, mais non plus pas le lundi : ils sont donc totalement injoignables quant à ce problème.
Mieux encore ² : ma conseillère qui s'est occupée de ça est en congés EXACTEMENT quand il ne faut pas, c'est-à-dire mardi et mercredi prochain !
Donc il y a de grandes chances que je me retrouve à la rue avec mes meubles et mes affaires :)

-Encore quant au déménagement : j'ai fait il y a deux semaines une procédure de déménagement chez Free pour mon abonnement internet. Il devait s'arrêter au 1 Mai, et je dois me réabonner avant le 1 Juin. Problème : il ne s'est pas coupé. Ainsi, je vais continuer à payer l'abonnement en Mai, or je n'y aurai pas accès.
Pire encore, je ne pourrai pas me réabonner avant le 1 Juin, puisque je suis encore "abonné". par conséquent, ils risquent de me facturer 100€ de résiliation sans réabonnement.
Mais bon, ils m'entendront râler et je payerai pas. Le problème, c'est que j'aurai pas internet.
Par ailleurs, le service client est totalement injoignable, lui aussi.

-Mon chien a une hernie discale, est paralysé d'une patte arrière, et la deuxième, quasi foutue. On va peut-être le faire piquer.

-Le colloc dont il était question tout en haut, est aussi mon binôme de "séminaire de recherche". Par groupe de 2 ou 3 dans la promo, on doit effectuer un travail de recherche sur un article d'un chercheur, et en faire une présentation. On n'a encore rien fait, majoritairement parce que on est fainéants, mais aussi parce que mon collègue n'est jamais là.
Mauvaise nouvelle, on vient d'apprendre que la présentation à lieu dans 10 jours.
Mieux encore, la chercheuse ne pourra pas être là ce jour, et veut donc qu'on ait fini notre travail pour le 7 Mai.

-Le problème, c'est qu'on a un examen terminal le 5 Mai, et que mon collègue n'a encore jamais travaillé ce module, et compte donc le travailler, en rentrant de son "week-end", dès lundi.
On aura donc mardi après-midi pour faire tout un travail de recherche de plusieurs mois.
Puisqu'on déménage mercredi, et que jeudi il y aura beaucoup de choses à faire encore...
Enfin, si on déménage...

Voilà, VDM, c'est tout.

Je vais prendre quelques whiskies, quelques pilules, et dormir :)

mardi 28 avril 2009

Obama LOLILOL

http://www.leparisien.fr/international/l-avion-presidentiel-seme-la-terreur-a-new-york-28-04-2009-495307.php

Quel blagueur cet Obama !

mercredi 8 avril 2009

Top50

Il est 18 heures. Et cette journée mérite déjà sa place dans mon top100 des journées les plus pourries de ma vie.

Tout a commencé hier soir. Je devais
-lire un ARTICLE (pour pas dire "papier" parce que y'a des gens qui vont me charrier après) de recherche pour aujourd'hui (rendez-vous avec une chercheuse pour le séminaire de recherche)-réviser du calcul diff., cette chose immonde que je déteste pour aujourd'hui aussi.
-préparer une liste de cocktails pour la soirée post-agrég des agrégatifs, de ce soir, l'envoyer aux autres membres du BdE.

Tout ça en un soir. J'ai juste pu remplir le troisième point, avec mon collègue barman du BdE. Je suis rentré chez moi :
-Je vais voir mes e-mails, je passe pour un con : j'avais oublier le fichier joint. Je renvoie.

J'ai un peu glandé, et je me suis mis à lire l'article au lit. Lu en diagonale. Trop fatigué pour faire du calcul diff, je me dis que je vais dormir et me réveiller plus tôt.
J'ai pas dormi. Et je me suis pas réveillé plus tôt non plus. Je ne sais pas pourquoi. Mais j'ai pas dormi, et je suis resté à me retourner dans mon lit jusqu'à 11h. (J'avais cours à 8h, DS à 13h). Je sors du lit, il fait moche, il pleut, froid, y'a du vent. Dommage, il faisait beau jusque là. Je vais voir mes e-mails :

-Surprise, trahison géniale de mon ami qui a envoyé un e-mail merde à tout mes contacts avec mon adresse gmail : j'avais oublié de me déconnecter chez lui. Il a notamment menti sur la taille de mon pénis, chose apparemment courante sur Facebook entre amis. Déjà que je trouvais ça stupide, et insupportable d'un point de vue "intrusion dans la vie privée". Avec Facebook ça serait limite passé. Mais je considère qu'utiliser mon gmail alors que je suis pas là, c'est intolérable. Je ne supporte pas ça. Je suis furieux. Qui me dit qu'il a pas fouiné n'importe où et lu des trucs personnels ?
Mails de gens qui se foutent de ma gueule, mails de gens qui s'énervent et qui croient que je floode leur boîte, sms anonymes pareil. Bref. De toute façon je les aime pas. Je décide de partir pour mon DS, à blanc.

-DS horrible de calcul bourrin, j'ai rien su faire, j'suis pas un bot. J'avais presque pas envie de rendre ma copie tellement j'ai fait que de la merde.

-Module facultatif de topologie algébrique, que je suis sensé apprécier (et c'est le seul) qui a plus été pénible qu'autre chose au final. Trop les nerfs pour l'apprécier. J'ai rien foutu et attendu que le temps passe.

-Rendez-vous avec la chercheuse. Où est mon collègue de séminaire ? Je lui téléphone, une fois, deux fois, trois fois. 16h15. Heure du RDV. Mon collègue m'appelle : il dormait. Je dois l'excuser auprès de la chercheuse. Super. Du coup, le RDV a presque servi à rien.

-Je veux prendre le bus pour rentrer. Je loupe de quelques seconds l'express. J'attends donc un bon moment, pour un bus pourri, blindé de gens chiants et bruyants.

-Je veux acheter des feuilles, j'en ai plus. Je suis habitué à écrire toujours sur les mêmes copies doubles petit carreaux que j'achète au Virgin : il n'y avait pas de copies doubles petit carreaux, d'aucune sorte. Ça fait un moment qu'il me faut des copies doubles. Ça m'éviterait de rendre mes DM une semaine plus tard à base de : "Antoine t'aurais une copie double ? C'est pour faire mon DM, pour hier. Je voulais le faire hier soir mais j'avais pas de papier"

-Trop marre. J'vais acheter une baguette, pour finir mon Comté pour pas qu'il périme quand je rentrerai chez moi vendredi. J'en profite pour prendre l'offre spéciale "Maxi pain chocolat + grande boisson pour 2€" de La Brioche Dorée : quelqu'un pourrait dire à cette franchise que "grande boisson" ça veut pas dire "petite boisson dans un grand gobelet". Et que dans un maxi pain au chocolat, si on est un tant soit peu de bonne foi, on met aussi plus de chocolat ?

-J'arrive ici, j'écris ce texte, j'omets plein de petits détails qui ont contribué à cette journée de merde, mais je mets que le principal.

Le must, c'est que je dois encore
-Trouver un rendez-vous avec un ophtalmologiste. J'en ai essayé beaucoup, ils me proposent tous des choses abberrantes, comme Juin. Où je serai en stage. Je viens d'en trouver un : 28 Mai. Mon stage commence le 1er Juin. Super. Mais pas le choix
-Harceler la CAF, pour leur dire qu'ils me doivent encore 2 mois d'AL qu'ils m'ont sucrées (cf "vos revenus de 2007 (0€) ainsi que les nouveaux barêmes nous amènent à la conclusion que vous n'avez le droit à aucune prestation mensuelle")
-Commander un billet SNCF pour rentrer chez moi (je devais bien le faire au moins une fois en un an) pour vendredi. C'est mort, j'avais oublié ces vacances. J'vais raquer... Si il y a encore des billets... Si ce site (il mérite un award DU site merdique) fonctionne...
-Me grouiller pour manger, si je veux avoir un petit quelque chose dans le ventre (j'ai quasi rien mangé depuis 24h) avant de devoir tenir le bar toute la nuit à l'École (à partir de 20h30) avec mon collègue qui m'a trahi.

-Ce qui veut dire que demain, je serai complètement mort et je ne pourrai pas aller au contrôle continu de TP de probas, et donc, je dois tout miser sur le terminal, alors que je suis une buse dans cette matière. Youpi. Accessoirement, j'ai aussi à peu près la moitié du contenu de ce semestre à rattraper, mais ça c'est à cause de ma fainéantise.

J'étais pourtant reparti sur de bonnes bases il y a peu, mais cette journée, le fait d'avoir manqué les cours de ce matin et raté le CC en particulier, pourrit vraiment tout.

Ça me fait chier. J'ai pas envie de m'occuper de cette soirée. J'ai pourtant été volontaire pour ce poste au BdE, c'est con. Mais là, non, j'ai pas envie.
Mais je vais y aller. Et boire. Profiter du stock d'alcool du BdE dont je suis responsable. Me mettre vraiment sévère. Pour que ça en vaille la peine.
Ensuite, je dormirai et ne sortirai pas de mon lit pendant une semaine.

Il y a des jours comme ça, où tout devrait s'arrêter. Oui. Tout devrait s'arrêter maintenant. Je n'ai pas envie de partir avant d'avoir fini d'écouter la Passion selon saint Matthieu. Plusieurs fois. Mais elle dure 2h45.
Youpi.

Et là, normalement je finis sur une citation latine, mais j'ai la flemme alors j'vais juste mettre du Dylan qui sonne bien :

Oh the foes will rise
With the sleep still in their eyes
And they'll jerk from their beds and think they're dreamin'.
But they'll pinch themselves and squeal
And know that it's for real,
The hour when the ship comes in.

Then they'll raise their hands,
Sayin' we'll meet all your demands,
But we'll shout from the bow your days are numbered.
And like Pharaoh's tribe,
They'll be drownded in the tide,
And like Goliath, they'll be conquered.

Désolé pour la longueur de ce pavé, juste envie de pousser un coup de gueule.
Apparemment, écouter 153 CD de Bach, ça n'empêche pas dieu de vous avoir dans le colimateur.

samedi 4 avril 2009

Bienvenue en Chine

Puisque bientôt on obligera chaque français à acheter et à utiliser un spyware gouvernemental (probablement uniquement disponible pour Windows, et avec un peu de chance pour Mac, vu qu'au gouvernement ils ne doivent pas être au courant de l'existence d'OS libres) pour pouvoir s'innocenter quand on le menacera de lui couper sa connexion parce que la Haute-Autorité (sic ! Ce nom genre genre Inquisition ahahaha !) dira que "son adresse IP" a téléchargé des mp3 sur Kazaa (cette superbe loi des plus constitutionnelles et pas du tout démagogiques, cette loi donc, prévoit qu'il sera interdit de contester la sanction, et que la seule réponse possible sera de s'innocenter automatiquement via le malware officiel). Puisqu'on fera payer des amendes et qu'on coupera Internet à tout va à des familles entières sans distinguer personne physique et personne morale, dans le plus grand respect de la constitution, quand des gens inconnus téléchargerons des mp3 libres de droits ou non sur BitTorrent (ils ne pourront pas savoir si c'est libre ou pas, tout ce qu'ils prennent en compte, c'est que l'IP utilise Torrent)...

Parce que tout ça c'est de la merde et que je me déclare officiellement apatride (je renie un pays de l'ONU qui est tout autant sinon plus répressif en matière d'Internet que la Chine elle même [enfin c'est différent, eux ils ont juste pas le droit de lire la vérité sur leur passé, mais au moins ils peuvent DL haha]) en ce jour de ... hier, je propose cette petite chanson. Bravo à l'auteur.


Les plus cultivés (comme moi) reconnaîtront du Boris Vian là dessous.


The Hadopi Song from jcfrog on Vimeo.


Ça m'inspire, tout ça. Promis, dans quelques années je ferai pareil.

Tout ça pour les droits de Pascal Nègre... Euh pardon, droits d'auteurs, je voulais dire.

Edit: et comme dans mon infinie bonté, je n'ai pas envie de vous laisser sur cette note triste, je vais vous faire rire un peu en vous présentant toutes les connaissances de Mme Albanel sur le sujet, qui, dans tous les cas, manie la défense Chewbacca avec brio : alors qu'on lui demandait comment se passera l'interopérabilité entre le malware gouvernemental qu'on sera tous obligés d'installer (youpi) et les OS/logiciels libres, voilà ce qu'elle répond :

« Sur les logiciels… sur l’affaire des logiciels libres, évidemment les
logiciels libres, quand on achète, évidemment des logiciels, par
exemple le pack Microsoft (ça c’est pas du logiciel libre) : Word,
Excel, Powerpoint, il y a évidemment des pare-feux, je viens de le
dire, il y a des logiciels de sécurisation. Mais sur les logiciels
libres vous pouvez également avoir des pare-feux, qui d’ailleurs, mais
évidemment. Par exemple, nous au ministère, nous avons un logiciel
libre, qui s’appelle Open Office et il y a effectivement un logiciel de
sécurisation qui empêche en effet le ministère à la Culture d’avoir
accès, bien sûr, et les éditeurs de logiciels libres fournissent des
pare-feux, et fournissent même des pare-feux gratuits. Donc cet
argument est sans fondement. Voilà ce que je voulais dire. »

C'est une des plus belles défenses Chewbacca vues jusque là. Trey Parker et Matt Stone devraient l'introduire dans un épisode de South Park.

Pour les courageux qui ont envie de la voir en vidéo :

http://www.framablog.org/index.php/post/2009/04/02/hadopi-albanel-pare-feu-open-office-logiciel-libre

Sinon, très important, il faut tout de suite organiser la riposte, et de quoi faire tomber en morceaux cette loi stupide et inadaptée à la culture et à la technologie actuelles, que manifestement, le gouvernement ne comprend PAS :

http://linuxmanua.blogspot.com/2009/04/10-antidotes-anti-hadopi.html

Adieu.

lundi 30 mars 2009

Soit un singe sur une machine à écrire

Les Simpson : dans un épisode, Charles Montgomery Burns a dans sa propre chambre 1000 singes devant des machines à écrire, dont un est châtié pour avoir fait une faute sur un mot de la première phrase du livre A Tale of Two Cities « It was the best of times, it was the blurst of times. »), (au lieu de « It was the best of times, it was the worst of times » ce qui signifie « c'était le meilleur des temps, c'était le pire des temps ») ;

D'où vient cette référence ?

Considérons un singe qui écrit au hasard sur un clavier. Un "paradoxe" bien connu de la théorie des probabilités dit en gros, que le singe écrira à coup sûr Hamlet, tôt ou tard. Ça vient de là.

J'ai tenté de démontrer formellement un résultat plus général que ce "paradoxe" bien connu, qui est que : tout événement du type "le singe écrit ceci" (pour tout texte dénombrable, fini ou non) a une probabilité 0 ou 1.
Ci-dessous, la preuve; vous n'êtes pas obligés de la lire, surtout si comme moi, vous ne comprenez rien aux probabilités.

* Preuve:
Posons les variables aléatoires :
Xk="la kième lettre que tape le singe", qui sont à valeurs dans un ensemble fini de caractères (ceux qu'il a sur sa machine à écrire)

Pour montrer que tout événement du type W="le singe écrit ceci" (pour simplifier, j'ai pris "le singe écrit "banane"" ici) est dans toute tribu Ak (tribu engendrée par les variables aléatoires Xn pour n supérieur ou égal à k), on écrit que

W = l'union pour i supérieur ou égal à k de
l'intersection pour j de 0 à 5
de X(i+j)^(-1) {mj}

où m0=b, ... , m5=e.

(j'ai écrit le fait que "banane" puisse être écrit dans tout bloc de 5 caractères consécutifs)

Ce qui appartient manifestement à Ak.

On peut refaire la même chose pour tout texte, même infini dénombrable (on sera juste ramenés à une intersection infinie dénombrable, ce qui au final signifie que le singe écrira à partir d'un certain rang, exactement ce qu'on voudra et pour toujours, ce qui me paraît tout de même hautement improbable, cf mon impression plus loin).
Et ce pour tout k.
Donc tout ce que peut écrire le singe est dans la tribu asymptotique (l'intersection des Ak), donc a une probabilité 0 ou 1, en vertu de la loi 0-1 de Kolmogorov (qui, pour les non initiés, dit que tout événement là dedans a une probabilité 0 ou 1...)


Venons en aux choses sérieuses :

On ne peut apparemment pas savoir si c'est 0 ou 1, pour un texte donné. Mais on peut par exemple montrer à la main que pour "banane", c'est bien sûr 1.
En fait, j'ai l'impression que pour un texte donné fini, la proba est 1, mais pour un texte infini, c'est 0.
Edit: en fait c'est faux, apparemment, c'est toujours 1.

Donc voilà : un singe qui écrit au hasard sur un clavier pour l'éternité écrira tous les livres jamais écrit dans l'histoire, en particulier Hamlet. Mais il n'écrira jamais uniquement des "a".

Pas con, le singe.


Si maintenant on se met dans la peau du physicien, et qu'on réfléchit au temps, on peut illustrer tout ça par cette jolie citation

« Si le singe pouvait taper sur son clavier une touche par nanoseconde, alors la durée d'attente pour que le singe dactylographie complètement Hamlet serait si longue que l’âge estimé de l’univers paraîtrait insignifiant par comparaison… et ce n'est pas une bonne méthode pour écrire les pièces de théâtre. »
C'est de Gian-Carlo Rota.

Bref, pas con, mais lent, le singe.

Pour la petite histoire, des chercheurs p...assent leur temps à faire ça sérieusement, avec un vrai générateur d'aléatoire, et je cite :

Le site « le simulateur de singe shakespearien », commencé le 1er juillet 2003, contient une appliquette qui simule une grande population de singes dactylographiant aléatoirement, dans l'intention de voir combien de temps il faut à ces singes virtuels pour produire une pièce complète de Shakespeare du début jusqu'à la fin. Le 3 janvier 2005, le programme a obtenu 24 lettres consécutives, quatre mots ont été enregistrés (« RUMOUR. Open your ears; 9r"5j5&?OWTY Z0d "B-nEoF.vjSqj[...» de Henry VI, part 2).

Impressionnant, tout de même.

Idée : faire travailler ces singes et attendre une preuve de l'hypothèse de Riemann, de sa négation, ou de son indécidabilité. Pareil avec Goldbach


Dans la réalité pratique, il y a eu des expériences sur ça, et il y a même eu des gens assez ...motivés, pour gagner un prix IgNobel :

"En 2003, des scientifiques de l'université de Plymouth, auraient effectué une expérience avec des singes au zoo de Paignton à Devon en Angleterre : laisser pendant un mois un clavier d'ordinateur dans la clôture qui parquait six macaques à crête de Sulawesi. À la fin ils constatèrent que les singes n'avaient produit que cinq pages ne contenant que quelques lettres longuement répétées, et ils rapportèrent que les singes avaient commencé par attaquer le clavier avec une pierre, et avaient ensuite uriné et déféqué dessus (voir aussi Prix Ig Nobel)."

Bref, tout de même con, le singe.


samedi 28 mars 2009

Troll


J'ai réussi à troller une bonne future dizaine de milliers de gens tout autour du monde. Je suis content.

Edit: Youhou, après 2 minutes de plus, c'est 517 personnes qui aiment ça et 85 commentaires, c'est fabuleux !

lundi 16 mars 2009

Faire une pause sur une cassette arrêtée


>
>
>life
...
...
...?
>life --slow-motion
...
...
...?
>life --pause


jeudi 12 mars 2009

Je déteste²

-Les fours à micro-ondes. Ça ne fonctionne PAS. Ça fait que chauffer le récipient pour qu'on se brûle bien (par exemple, l'anse d'une tasse) et JAMAIS le contenu.
-Les lettres max de la poste où y'a écrit "ouvrez ici", qui à CHAQUE FOIS s'ouvrent pas, la languette se déchirant stupidement.

Ça, c'était juste deux trucs qui viennent de m'arriver. À compléter.

mardi 10 mars 2009

David Russell

Pour continuer dans la lignée des fous furieux de la guitare classique, à Paul Galbraith, Julian Bream, John Williams, Rossfelder et autres, s'ajoute David Russell.
C'est le genre de guitariste que les guitaristes classiques eux même vont voir en concert, histoire d'être sûr que ce qu'il joue en studio est vrai.
Excusez la médiocrité de la qualité sonore de la vidéo.

Passacaille de la suite n°7 en sol mineur de Handel. Juste magnifique. Juste incroyable, notamment la fin. Inhumain.



Aucun rapport mais j'en profite pour partager un lien sympa, je suis pas un fan de Jacques Attali (très loin de là) mais j'avoue qu'il a fait fort
http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/03/une-loi-scandaleuse-et-ridicul.php
À mort Hadopi.

"Cette loi sera sans doute votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite, toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer à leurs habitudes.

Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous."

lundi 9 mars 2009

Jouer tue

http://www.jeuxvideo.com/news/2009/00032527-jouer-tue-d-apres-une-campagne-de-pub-anglaise.htm

Vivent les mères de famille anglaises fainéantes qui passent leur vie sur un divan devant la TV et qui pensent que leurs gamins vont crever jeunes parce que ils jouent trop à la Wii (PS3 ici, d'ailleurs) et font pas assez d'exercice.

Quelle ironie.