jeudi 13 août 2009

It's not dark yet, but it's getting there

I've been down on the bottom of a world full of lies
I ain't looking for nothing in anyone's eyes
Sometimes my burden seems more than I can bear
It's not dark yet, but it's getting there

I was born here and I'll die here against my will
I know it looks like I'm moving, but I'm standing still
Every nerve in my body is so vacant and numb
I can't even remember what it was I came here to get away from
Don't even hear a murmur of a prayer
It's not dark yet, but it's getting there.
Bob Dylan

vendredi 17 juillet 2009

Musique de pécore

Il y a quelques temps, j'ai entendu quelqu'un parler de "musique de pécore" en entendant Shelter from the storm. Non. Ca c'était de la folk mon garçon. La musique de pécore, c'est la country. Mais t'as raison, Dylan en a aussi fait. Un album. Il paraît même que c'est son préféré à lui même.

Moi je l'aime beaucoup.

Je fais donc une critique de Nashville skyline, alors je me suis dit que je vais la poster ici. Je mets un lien Spotify pour écouter l'album pour les pros comme moi qui ont Spotify Rolling Eyes . À chaque titre je mettrai aussi un lien vers le site officiel de Dylan, où on trouve les paroles (vital !), et toute sa discographie gratuite en streaming. (Les liens porteront vers les chansons en question en plus, que demander de plus !)

Au plan du jour : Nashville skyline de Bob Dylan. (Site officiel : http://www.bobdylan.com/music/nashville-skyline)

Parue en 1969, cette galette de même pas 30 minutes de country-rock a un peu bouleversé tout le monde. Déjà, pourquoi même pas 30 minutes, alors que Bob nous avait sorti il y a 3 ans le premier double album de l'histoire du rock (Blonde on blonde), et nous habituait à bien remplir ses disques, avec ses titres de 6 minutes ? A posteriori, on sait que Dylan a encore fait un coup de génie, en établissant le country-rock comme un des grands genre des années 70, et de plus, vendable. Pour info, l'album a été #3 aux E-U et #1 au Royaume-Uni ; il a été enregistré à Nashville, la patrie de Johnny Cash, avec en guest, bien sûr ce dernier. Ainsi que divers musiciens talentueux de son band. On y découvre, avec stupeur, une nouvelle voix de Dylan, qu'il ne gardera que pour cet album. Il a dit par la suite que c'était suite à avoir arrêté de fumer. Mais en fait il existe quelques cassettes où il chantait déjà comme ça, bien avant. Toutes les chansons sont écrites et composées par Bob. Par ailleurs, on peut noter que c'est assez drôle qu'en 1969, cette année de libération culturelle américaine, ou tout le monde s'éclate sur du rock diabolique, où les gens vont à Woodstock voir ça en live, que Dylan lui, retourne à de la bonne vieille country... Et ne se montre pas à Woodstock. Alors qu'il devait en être une figure majeure. (Il expliquera plus tard que c'est parce que son fils était malade.)
Passons aux choses sérieuses et revenons justement en 1969 l'espace d'un instant.

Les premiers accords (Girl from the north country, qui existait déjà sur The freewheelin') sont très country, joués sur une Epiphone EJ-200, avec des bruits d'eau derrière... Ok... Puis Dylan commence à chanter. Enfin, quelqu'un. Et là c'est le drame. Personne reconnaît cette voix. Un peu à la crooner. Tout juste out of tune, de façon jolie en fait. C'est une voix que Dylan n'a jamais arborée. Mais elle convient très bien à la direction que prend l'album. Puis une grosse voix s'éveille... Johnny Cash ?! Waw. Ils se passent la parole, alternent quelques accords, Cash jouant en plus quelques arpèges. Probablement la plus belle version de Girl from the north country, a posteriori.

Well, if you go when the snowflakes storm,
When the rivers freeze and summer ends,
Please see for me if she's wearing a coat so warm,
To keep her from the howlin' winds.


Nashville skyline rag est... rag. 3 minutes et 12 secondes d'instru country très inspirée rock assez démente. De l'instru chez Bob Dylan, c'était du jamais vu, et pourtant. Bon, on a l'impression que c'est juste là pour remplir le disque, m'enfin, ça reste fendard. Les musiciens sont très bons (Bob ne fait probablement que l'harmo haha) et s'en donnent à cœur joie.

To be alone with you contient et donne la couleur avec du piano. C'est plus un rock qu'autre chose. Pas grand chose à dire, ça sonne bien, c'est sympa. Peut-être pas très inspiré, pour du Dylan, une fois.

I threw it all away est magnifique. Quelques arpèges de Bob pour commencer. Puis des accords tout doux mêlés à quelques arpèges, et un orgue très discret sur les accords en fond. Bob avec sa voix décrite précédemment, totalement à l'affiche, assez harmonieux, alternant des notes pas très faciles parfois. C'est sympa de le voir chanter aussi bien. 2:23, c'est pas assez, on en veut encore.

Ça tombe bien, il continue comme ça sur Peggy Day. Sauf qu'ici l'instrumentation est carrément rock et beaucoup moins discrète. Ca dure 2:01, c'est vraiment envoyé. (Bob est encore très légèrement faux, c'est rigolo)

Lay lady lay, future valeur sûre du chanteur, très souvent interprétée en live, et aussi dans The Essential. Elle a donné a plus de vingt reprises. Des Byrds (comme d'hab avec Dylan) à Cher, en passant par Ministry (oui oui le groupe indus'). On y découvre une percu sympa, Dylan qui continue sur sa lignée de chant depuis 2 chansons. Une instrumentation assez discrète encore.

One more night redonne de la couleur niveau instrumentation, à la Nashville skyline rag, mais en plus lent. (Guitare folk aux accords, folk aux arpèges qui s'arrache un peu, percu, piano discret.) La voix de Dylan est magnifique dessus. Mon coup de coeur avec I threw it all away et Girl from the north country. Les harmonies y sont vraiment très jolies. 2:23, c'est à nouveau encore trop court, rah ! On a aussi le droit à un break "de folie" à la folk avant le dernier couplet, et un petit final au piano qu'on a pas entendu de la chanson. Vraiment jolie.

But tonight, noOOoo light will shine on meee

Tell me that it isn't true continue dans cette veine. En moins triste, car en 7ème. (B7 A, B7 A, B7 A, E A). Aussi, le piano s'y affiche un peu plus, et on décèle même un son un peu plus électrique sur une des guitares.

Sur Country pie, on découvre un puissant country-rock ! Dès l'intro, Wilson s'arrache au piano et je ne sais qui à la guitare. Ça continuera un peu tout le long de la chanson. Dylan y chante rapidement, puissamment. Toujours dans la même veine qu'avant, mais beaucoup plus vite. Ce qui change un peu tout, et finit par faire un mix entre les chansons précédentes, et le style à la Subterranean homesick blues et It's allright Ma (qu'on qualifie souvent de précurseurs du rap ?). On alterne les solos de piano, de guitare, et les phrases chantées. C'est vraiment trop bon !
Par contre, elle dure 1:38... Mais ça lui va bien.

Dès les premiers accords de Tonight I'll be staying here with you, on sait que cette dernière va conclure l'album. Un piano assez rock, mais discret et plus lent en fond. Le reste, dans la veine de I threw it all away et compagnie. Voix y compris. On a l'impression que le band est triste de finir. Rien de particulier à noter.

Je finis l'album, j'ai un vague sourire, aussi une vague amertume qu'il dure si peu. Je vais me chercher une bud, mon paquet de Lucky, et je vais rentrer les vaches.

Bonus pour ceux qui m'auront lu jusqu'au bout, ou pour les petits tricheurs qui auront descendu sans lire : un pécore ixtrois (souriant !) avec une jolie guitare (la cover de l'album)




Super méga cadeau pour les intéressés (moi quoi) :


Dylan au Johnny Cash Show, qui nous fait I threw it all away et Living the blues en solo, puis qui passe à Girl from the north country en duet avec Cash. Excusez la qualité du son, mais c'est de la TV de 1969 quoi. Bob est vraiment magnifique à cette période (comme toujours mais bon). Là il sort de sa tronche de jeune ange, un peu mal rasé, mais pas trop. (Il a 28 ans là. Quelques années plus tard, il va finir encore moins bien rasé, puis va finir par chopper d'énormes rides de partout, et une voix complètement cassée qu'on lui connaît actuellement. C'est ça, de faire 100 concerts par an chaque année. Même encore actuellement, à 68 ans.)

(Non non, je fais pas d'obsession sur Dylan, point du tout.)

mardi 16 juin 2009

Vous pouvez pas test'

493 points, so you achieved position 10 of 1880 on the ranking list


You type 609 characters per minute
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lundi 8 juin 2009

#101

C'est scandaleux.
Vous comptez sur moi pour garder ce blog à jour ?

Bon ben voilà, c'est fait.

Bon, pour pas juste flooder, petit résumé depuis la dernière fois :
-Tout ce bordel c'est résolu, ou terminé (en bordel)
-D'autres se sont crées, comme :
Perdre mes clés, mon chéquier, mon sac, ma DS, mes jeux, un magazine sur Dylan, mes écouteurs sans fil super chers, et plein d'autres trucs à gare de l'est sans rien retrouver

Actuellement, je suis en stage d'initiation à la recherche à l'institut national de recherche mathématique avancée à Strasbourg. J'y fais de la topologie différentielle, et je squatte un bureau d'invité flambant neuf, plus beau que celui des chercheurs qui s'occupent de moi.

C'est rigolo. Mais moins, quand on fait une allergie, puis une allergie aux gouttes anti allergies, et qu'on doit rentrer en urgence sur 130km d'autoroute sans pouvoir ouvrir les yeux.
Moins aussi quand on loge un mois chez la personne qui, je crois, est ma marraine (je l'ai vue 2 ou 3 fois), qui n'a ni Internet ni de réseau de téléphonie mobile dans son patelin.

J'étudie un bouquin de John Milnor (médaille Fields). Je me demande si je dois lui poser une question, sur un truc que je pige pas, où j'ai l'impression qu'il me gruge...

Bon, je veux pas gâcher votre précieux temps, alors je laisse la parole aux autres fainéant...es. À vous de parler.

You just kinda wasted my precious time, but don't think twice it's allright




Cadeau bonus : Dylan et Clapton jouant Don't think twice it's all right en version électrique. Admirez Dylan dans toute sa splendeur, à oublier ses paroles et à chanter comme un cancéreux drogué en état d'hébriété. Mais réécoutez. Encore et encore. Et comprenez qu'en fait, c'est trop beau.

jeudi 28 mai 2009

News

Cela fait longtemps que je n'ai rien écrit ici. Et cela va poursuivre ainsi :

Le déménagement s'est finalement effectué, non sans mal ceci dit.

Je viens de terminer mes examens. Un peu à l'arrache, mais c'était globalement facile, car uniquement (sur)calculatoire, comme à l'accoutumée avec la fac. J'ai quand même du me planter à quelques trucs, vu que je suis une merde en calcul, et que je ne suis pas une machine.

Je suis déjà haï de tout mon voisinnage, crémaillère de hier soir jusqu'à 4h, à jouer de la guitare, de l'harmo, et à chanter comme un malade jusqu'à cette heure... Entre autres. C'est-à-dire, entre les gars qui pissent du balcon, qui écrivent la formule d'Euler sur mon miroir à coup de mousse à raser, récidivent une fois effacé, ou pourrissent les boîtes aux lettres de tout l'immeuble de pubs piquées un peu partout; ou même dessinent un phallus avec ces dernières devant le bâtiment.
Ça restait drôle.
Le ménage, moins.

Passons. Je pars bientôt en stage de recherche à Strasbourg, faire de la cohomologie de groupes. J'ai quelques jours pour maîtriser les prérequis "d'algèbre de base" : théorie de Galois, lemme de Schur... Hahaha...

J'écoute Dylan non stop depuis plusieurs jours. Son dernier album m'a fait retomber dans un trip. Je développe une obsession, je crois. Je suis rivé sur son visage, sur l'évolution de son dernier, sur l'évolution de sa voix, sur son génie d'écriture, sur son âme de poète, sur sa vie, sur l'efficacité de son tipping, sur la beauté et la justesse de son harmonica, sur la diversité de ses prises de position, sur la puissance incommensurable qu'il a dans l'esprit américain, à gauche comme à droite, sur son importance dans la musique contemporaine, sur le fait que ça reste la personne qui a le plus influencé, bouleversé, toute l'histoire du rock. Sinon plus.

Être au matin un gamin à la gueule d'ange et à la voix claire et nasale, qui écrit des textes qui vont bientôt être repris en grand nombre par des noms comme Johnny Cash, puis finir le soir en un homme complètement usé qui sert son folk et son blues d'une voix de charbon, toujours aussi bon, en étant toujours aussi resplendissant, et en ayant pris soin de se faire aduler, se faire haïr, bouleverser le monde, changer constamment de style, surprendre. Et continuer, encore et encore, ne jamais s'arrêter, dans une tournée interminable et une activité d'écriture de musique, presque elle aussi, sans fin.

Définitivement, Dylan est le plus grand nom de la musique contemporaine.

Moi aussi, j'ai envie d'écrire. Mais j'ai trop peu à dire.

It ain't no use to sit and wonder why, babe
It don't matter, anyhow
An' it ain't no use to sit and wonder why, babe
If you don't know by now
When your rooster crows at the break of dawn
Look out your window and I'll be gone
You're the reason I'm trav'lin' on
Don't think twice, it's all right

"Je voulais juste chanter une chanson et je suis arrivé au point où je ne pouvais plus rien chanter. Il fallait que j'écrive ce que je voulais chanter, parce que personne d'autre ne le faisait. "

dimanche 3 mai 2009

The Inmost Light

The Inmost Night


Ça me fait mal au cœur d'écrire quelque chose sur ce billet, parce que cette image mérite d'être exposée dans la plus grande pureté, tant elle est magnifique. Mais je me dois de donner la source : http://the-inmost-light.com/
Un jour, j'irai là bas et demanderai ce dessin en tatouage sur tout mon dos.

samedi 2 mai 2009

La merde, épisode 2



Tête joyeuse annonce : "Merde récente en accumulation" :
Déménagement en cours... Prévu Mercredi. Mon père a posé son congé depuis des mois pour ce jour ci, et a prévu une camionnette. Le déménagement doit donc absolument se faire mercredi prochain, sinon, je me retrouverai seul avec un appartement à vider sous 3 jours. Pour cela, je dois réunir plusieurs conditions, qui sont actuellement, très bancales.

-Un des garants (père d'un des futurs coloc) a rempli la déclaration de garant comme un pied, et n'a recopié que 3 lignes puis a mis "..." du texte qu'il fallait bien recopier intégralement. Le colloc en question, est en vadrouille dans la France, ne revient que Lundi. Il faut donc espérer que son père ait d'ici là, renvoyé une version correcte de sa déclaration, ce qui m'est totalement inconnu pour l'instant.

-Pire encore, j'ai souscrit une assurance locative mercredi dernier. Mon assureur m'a dis que la lettre était partie mercredi soir. Je ne l'ai toujours pas reçue. Or, je dois signer ce papier et leur renvoyer, et seulement là ils pourront le faxer à l'agence et leur assurer que je suis assuré. Sans ça, pas de clés.
C'est déjà la merde : je l'ai au mieux, Lundi, donc eux Mercredi, mais tard; or avec mon père, on avait prévu de prendre les clés à 9h.
Mieux encore : l'assurance ne travaille pas le samedi, ni bien sûr le dimanche, mais non plus pas le lundi : ils sont donc totalement injoignables quant à ce problème.
Mieux encore ² : ma conseillère qui s'est occupée de ça est en congés EXACTEMENT quand il ne faut pas, c'est-à-dire mardi et mercredi prochain !
Donc il y a de grandes chances que je me retrouve à la rue avec mes meubles et mes affaires :)

-Encore quant au déménagement : j'ai fait il y a deux semaines une procédure de déménagement chez Free pour mon abonnement internet. Il devait s'arrêter au 1 Mai, et je dois me réabonner avant le 1 Juin. Problème : il ne s'est pas coupé. Ainsi, je vais continuer à payer l'abonnement en Mai, or je n'y aurai pas accès.
Pire encore, je ne pourrai pas me réabonner avant le 1 Juin, puisque je suis encore "abonné". par conséquent, ils risquent de me facturer 100€ de résiliation sans réabonnement.
Mais bon, ils m'entendront râler et je payerai pas. Le problème, c'est que j'aurai pas internet.
Par ailleurs, le service client est totalement injoignable, lui aussi.

-Mon chien a une hernie discale, est paralysé d'une patte arrière, et la deuxième, quasi foutue. On va peut-être le faire piquer.

-Le colloc dont il était question tout en haut, est aussi mon binôme de "séminaire de recherche". Par groupe de 2 ou 3 dans la promo, on doit effectuer un travail de recherche sur un article d'un chercheur, et en faire une présentation. On n'a encore rien fait, majoritairement parce que on est fainéants, mais aussi parce que mon collègue n'est jamais là.
Mauvaise nouvelle, on vient d'apprendre que la présentation à lieu dans 10 jours.
Mieux encore, la chercheuse ne pourra pas être là ce jour, et veut donc qu'on ait fini notre travail pour le 7 Mai.

-Le problème, c'est qu'on a un examen terminal le 5 Mai, et que mon collègue n'a encore jamais travaillé ce module, et compte donc le travailler, en rentrant de son "week-end", dès lundi.
On aura donc mardi après-midi pour faire tout un travail de recherche de plusieurs mois.
Puisqu'on déménage mercredi, et que jeudi il y aura beaucoup de choses à faire encore...
Enfin, si on déménage...

Voilà, VDM, c'est tout.

Je vais prendre quelques whiskies, quelques pilules, et dormir :)